Archives pour la catégorie Gens Du Voyage

Article Le Cantilien 04/2008

Des gens du voyages priés de partir de Gouvieux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par la rédaction   
09-04-2008
Des gens du voyage installés en bordure des carrières de Gouvieux doivent quitter les lieux, en effet, le Maire de Gouvieux Patrice Marchand qui à porté plainte fin mars devant le procureur de la République à obtenu de la justice leur départ. Un huissier de justice est venu notifier le jugement. Nous ne savons pas s’ils ont quittés leur emplacement pour le moment.

Rapport Activité CCAC 2007 – Gens du Voyage

L’Aire d’Accueil des Gens du Voyage

21.

La loi du 5 Juillet 2000 oblige les communes de plus de 5000 habitants à prévoir à l’accueil des gens du voyage.

La Communauté de Communes de l’Aire Cantilienne compte donc parmi ses missions, celle connue pour être délicate, de gérer et créer une Aire d’accueil des gens du voyage.

Jusqu’aux derniers mois, les lieux d’accueil formels n’existaient pas, sur notre territoire, et les voyageurs étaient contraints de résider sur des zones non adaptées à cet effet.

Le groupe de travail de la Communauté de Communes, mis en place pour la création de l’Aire d’Accueil des Gens du Voyage, a donc travaillé pour trouver

une localisation qui puisse garantir le respect des lois, des règles d’hygiène, de sécurité… avec des équipements adaptés (sanitaires, containeurs à déchets …).

Le règlement intérieur

Cette aire est prévue pour accueillir 20 emplacements, avec un maximum de 2 caravanes par emplacement.

Elle sera contrôlée et surveillée 24h/24.

L’accès sera bien sur très réglementé et conditionné et son accès sera payant.

Les élus ont également émis une condition à l’accès des gens du voyage à l’aire d’accueil. Il s’agit de l’obligationde scolarisation des enfants, vecteur d’intégration.

Les écoles de toutes les communes de notre territoire seront concernées par cette accueil.

Enfin afin de gérer au mieux cette aire d’accueil, la Communauté de Commune de l’Aire Cantilienne a choisi

de faire appel à un gestionnaire, une entreprise spécialisée dans la gestion des aires d’accueil qui saura au mieux faire respecter le règlement intérieur et organiser la vie de l’aire d’accueil pour le bien-être de chacun.

Actuellement la Communauté de Communes en est au stade des procédures de marchés.

En attendant la mise en service, fin d’année 2009, une aire d’accueil provisoire va être mise en place sur la commune de Gouvieux.

Article Parisien 07/2006

L’aire de grand passage toujours dans l’impasse

Gens du voyage

Marine Laouchez | 19.07.2006

MAIRES, présidents de communautés de communes, conseillers généraux… les élus avaient répondu présent à l’appel d’Eric Woerth. Le député-maire de Chantilly voulait une nouvelle fois aborder « un sujet à déclencher des guerres civiles », selon ses termes : l’implantation sauvage des gens du voyage. Toutes les personnalités présentes avaient dû récemment y faire face. Lundi soir, la séance, coprésidée par Eric Woerth et Abdel Aïssou, sous-préfet de Senlis, avait pour objectif d’« anticiper ». En clair, proposer des terrains destinés à être occupés plutôt que subir une implantation. Selon le schéma départemental, deux aires d’accueil de 40 places ont été désignées, à Gouvieux et à Senlis. Mais en ce qui concerne l’aire de grand passage, qui pourrait accueillir 200 caravanes, les avis divergent. La Direction départementale de l’équipement a préchoisi un terrain le long de la N 17, mais la communauté de communes du pays de Senlis ne peut pas entériner cette décision : la ville de Senlis refuse. Eric Woerth a donc fait deux propositions, acceptées : d’abord, donner deux mois aux élus pour trouver un autre terrain ; ensuite, en attendant la construction de la grande aire, sélectionner des terrains et faire tourner l’accueil dans différentes communes. Enfin, Eric Woerth a soumis un dernier point : attribuer le terrain de grand passage pour cinq ans. Mais attention : « Si la communauté de communes de Senlis ne se met pas d’accord, nous voulons que le préfet se substitue aux élus pour prendre la décision », prévient Eric Woerth. Dans une telle situation, l’Etat décideur ne financerait plus l’aménagement de l’aire. Une situation qui peut faire mal : il subventionne ces projets à 70 %.

Le Parisien

Article Parisien 05/2006

Aire cantilienne

Un terrain transitoire pour les nomades ?

Marie Persidat | 20.05.2006

LE TERRAIN des gens du voyage de l’Aire cantilienne ne verra pas le jour avant un, voire deux ans. Si le site est bien déterminé, les formalités pour l’aménager s’avèrent plus compliquées que prévu. La communauté de communes de l’Aire cantilienne vient de lancer une demande de déclaration d’utilité publique pour pouvoir acquérir les 16 000 m 2 concernés à Gouvieux. Situé au carrefour des quatre routes, au niveau du rond-point nord de la commune, ce bout de terre appartient à seize propriétaires différents, suite à un héritage. Or, les démarches qu’a entreprises la mairie pour obtenir un accord à l’amiable n’ont pas abouti. « Nous allons être obligés d’exproprier », annonce Eric Woerth, le président de l’Aire cantilienne. Après de longues et difficiles négociations, la communauté de communes avait trouvé ce qu’elle estime être un terrain idéal pour créer un lieu de vie destiné aux nomades, conformément à la loi du 5 juillet 2000, qui a pour objet d’organiser les conditions d’accueil des gens du voyage dans les communes. « Nous allons faire une clairière, détaille Patrice Marchand, le maire de Gouvieux. La zone de campement sera isolée grâce à une frange d’au moins cent mètres de bois. Cela ressemblera à un camping résidentiel. » Mais il faudra être patient. Les procédures d’expropriation peuvent facilement durer deux ans. Ce délai inquiète aujourd’hui les élus, qui ne savent pas vers quelle zone diriger les gens du voyage. C’était le cas de Patrice Marchand qui, récemment, devait accueillir plus de 150 caravanes. Afin d’éviter les querelles avec les riverains, le maire est immédiatement intervenu pour guider les nomades jusqu’à une zone inhabitée, près des étangs de Gouvieux. « Mais c’est un site touristique qui n’est pas fait pour ça », regrette l’élu. Le futur campement de Gouvieux sera retardé d’au moins deux ans par les expropriations Le président de l’Aire cantilienne voudrait mettre fin à ce désarroi des maires, démunis face à une demande d’accueil qu’ils ne peuvent satisfaire. « Si les démarches prennent du temps, ce serait bien de trouver une solution intermédiaire, estime Eric Woerth. Nous voudrions trouver un terrain en attendant et obliger les nomades à s’y rendre. » Le député-maire de Chantilly a déjà évoqué le sujet au ministère de l’Intérieur à la fin du mois de mars. Très préoccupé par ces questions, Eric Woerth souhaite trouver un arrangement pour créer cette aire d’accueil temporaire, qui n’entre pas dans le cadre de la loi. Reste à trouver une commune qui voudra bien se porter volontaire…

Le Parisien

Article Le Parisien 03/2005

« A CHAQUE FOIS qu’il y a des problèmes, l’association reprend de la vigueur. Après la champignonnière, il faut désormais se battre contre les projets d’extension de la carrière de pierre ou encore l’installation sauvage de nomades à côté de nos habitations. Même pour obtenir l’aménagement de trottoirs pour nos enfants devant nos pavillons ou encore la consolidation d’un mur qui s’effondre près de la champignonnière, on est obligés de faire le siège de la mairie. Excentrés loin du centre-ville, le sentiment d’abandon est réel. »

En sommeil depuis la fermeture de la champignonnière, source de mauvaises odeurs et de passages fréquents de camions, le comité de défense de l’environnement Chaussée-Carrières-Chaumont, trois quartiers situés au nord de Gouvieux, a repris vie depuis quelques semaines sous la houlette de son président, Thierry Péton, et son vice-président, Pascal Le Guilcher. Il faut dire que plusieurs dossiers inquiètent aujourd’hui les 44 familles, adhérents ou sympathisants, de cette association.

« La plupart des gens qui résident ici souhaitent pouvoir profiter d’un cadre de vie calme et champêtre, explique Thierry Péton. On se trouve tout de même dans un endroit magnifique entouré de sites classés ou historiques au beau milieu du parc naturel régional. Il est donc logique de réagir lorsque l’on se retrouve avec des nomades pendant plusieurs semaines, devant nos portes, comme ce fut le cas au mois de février. »

Demande de réunion avec le maire, manifestations devant la mairie, toutes les actions ont été bonnes pour se faire entendre. Aujourd’hui, l’association est inquiète : « Comme il n’existe pas de réunions de quartier ou de contacts avec la municipalité, on se doit d’anticiper sur les éventuels dossiers pouvant venir bouleverser notre quiétude, reprend Pascal Le Guilcher. C’est le cas avec le projet d’extension de la carrière REP. »

Pendant un temps, cette société, qui exploite déjà 45 hectares, souhaitait s’étendre sur 15 autres hectares. « Si le dossier venait à aboutir, l’exploitation serait à 250 m de nos portes. Et ils attaquent la pierre à la dynamite ! » Une récente rencontre avec le maire, Patrice Marchand, les responsables de la REP et les services de la Drire a, semble-t-il, permis de calmer les habitants : « Nous ne sommes pas contre une éventuelle extension synonyme d’emplois, reconnaît Thierry Péton. On veut juste une extension sur un terrain à l’opposé de nos maisons. Nous sommes décidés à nous battre devant la justice s’il le faut. »

Le Parisien (mercredi 09 mars 2005)

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