Article du Parisien du 12/2008

Nomades : les communes doivent rendre leur copie

Les communes ont jusqu’au 31 décembre pour réclamer les subventions nécessaires à la création de places pour accueillir les nomades. Une certitude, le compte n’y est pas.

François-Xavier Chauvet | 29.12.2008, 07h00

Le schema départemental d’accueil des gens du voyage prévoit la création de 570 places réparties sur 15 aires d’accueil permanentes et 6 aires de grand passage. Des places largement subventionnées par l’Etat, qui rembourse 15 245 € par caravane, soit 50 % du coût estimé. Pas de quoi faire avancer les choses pour autant, comme en atteste la fiche d’avancement du dossier que nous nous sommes procurée auprès de la préfecture.

sas_pageid=’2358/16810′; // Page : manchettepub/leparisien.com/evenement/tourdefrance_article sas_formatid=1278; // Format : rectangle 2 300×250 sas_target= »; // Targeting SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target);

Etat des lieux.

e schema départemental d’accueil des gens du voyage prévoit la création de 570 places réparties sur 15 aires d’accueil
Beauvais et Méru. Le réaménagement de l’aire d’accueil de Beauvais, située à proximité de l’autoroute, est au point mort depuis plusieurs mois. Le dossier de subvention a pourtant été validé mais, faute de solution pour déplacer les familles pendant les travaux, le projet n’avance pas. Après de longs mois de bras de fer entre les élus d’Amblainville, Andeville et Méru notamment, la communauté de communes des Sablons (CCS) vient de trouver un site à proximité de Méru.

Creil, Senlis et Chantilly.
L’agglomération creilloise s’est engagée à construire une aire de 44 places, mais le dossier achoppe sur des questions de propriété foncière. A quelques kilomètres de là, Pont-Sainte-Maxence vient de voter « un avant-projet sommaire pour profiter des subventions », selon le nouveau maire Michel Delmas. A Senlis, la CCPS (communauté de communes du Pays de Senlis) a validé le principe d’une aire de 40 places. Le dossier de subvention a été accordé.
Reste le cas de Chantilly qui, à l’image de Compiègne avec Jaux, s’est débarrassé du problème en créant un terrain intercommunal à Gouvieux, la ville voisine.

Compiègne et Noyon. « Les autres ne jouent pas le jeu et, dans ces conditions, je ne vois pas pourquoi on devrait créer de nouvelles places. On ne va pas aspirer toutes les caravanes du département. » Bernard Hellal, le maire de Margny-lès-Compiègne, est en colère. Le territoire de l’Agglomération de la région de Compiègne (ARC), qui vient pourtant de rénover à grands frais 3 millions d’euros l’aire d’accueil de Jaux qui compte 75 places et d’aménager une aire de grand passage provisoire, subit régulièrement le stationnement sauvage de caravanes. Expulsées de Compiègne, une quarantaine ont ainsi trouvé refuge à Margny, provoquant la colère du maire. Les élus noyonnais viennent de demander les subventions pour aménager un terrain de 30 places. Mais il reste à savoir où…

 

Le Parisien